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2e partie : La reconquête de ma santé
La réconciliation
La médecine ayant échouée, faillie à sa tâche et perdue toute sa valeur à mes yeux en me dénigrant et en altérant ma crédibilité par ses présuppositions de troubles psychologiques non fondée; mes parents étant sans recours supplémentaires face à mon état; la société entière étant trop occupée pour s’arrêter sur mon existence et les raisons qui faisaient qu’un jeune de 20 ans pouvait être si mal en point, je réalisais que face à la mort, nous sommes seul. Personne ne semblait pouvoir m’aider dans ma lutte. J’étais laissé à moi-même, mais je devais, malgré le fait que je n’avais jamais été aussi inapte de toute ma vie, agir pour ma santé.
La première chose que je fis pourra sembler étrange pour certains. La science avait fait de moi un athée de plus convaincu et des plus convaincants, je croyais être le décideur de mon destin et personne n’aurait pu me faire changer d’idée sur ce point.
Pourtant, lorsque la mort nous guette, les perspectives changent rapidement, nous prenons soudainement conscience de notre insignifiance et du cycle immense dans lequel nous sommes inclus. Il fut donc un jour, ou après maintes hésitations et jugements à mon propre égard j’ai décidé de me réconcilier avec Dieu.
Seul dans mon combat je me sentais laissé à moi-même, je voulais l’appuie de quelque chose, un confident, une personne pour me comprendre et me supporter dans les chemins difficiles que j’allais entreprendre. Qu’avais-je à perdre de tenter ma chance avec Dieu? Rien à perdre, tout à gagner, j’ai décidé de faire une première prière.
J’ai hésité un bon moment avant de faire ce pas vers Dieu car je dois dire que je me sentais vraiment mal à l’aise d’aller quémender de l’aide maintenant que la mort cognait à ma porte moi qui avais développé et véhiculé une vision athée du monde durant de nombreuses années. Je ne savais pas ce que j’allais pouvoir dire pour me faire pardonner mais un jour ces mots vinrent à mon esprit.
Je fis donc une prière qui me servit à livrer de nombreuses excuses sur l’attitude que j’avais adoptée depuis mon adolescence en refusant toute spiritualité et en me plaçant au centre de l'univers. Ma grand-mère paternelle m’avait enseigné une prière simple lorsque j’étais plus jeune, elle m’avait appris à prier chaque soir pour remercier le seigneur et demander le pardon de nos erreurs. Je n’avais jamais vraiment embarqué dans la croyance en Dieu, car je crois être née avec l’esprit d’un scientifique refusant ce qui ne peut se mesurer, mais je me souviens que je priais quand même et que j’aimais croire qu’un Dieu existait quelque part pour nous aider lorsque j’étais plus jeune.
J’avais cessé de prier vers l’âge de onze ans, trouvant cela inutile et ridicule une fois rendu à l’adolescence. Puis, ayant cessé cette pratique exigeant une humilité fondamentale, je m’étais perdu dans un sentiment d’omnipuissance et d’indépendance totale face au monde qui m’entourait. C’est d’ailleurs cette attitude qui m’avait conduit à négliger mon corps et qui avait certainement favorisé le développement de troubles d’élimination important, nés d’un refus de me soumettre aux besoins fondamentaux du corps, ma conscience voulant tout contrôler sans égard des nécessités de la vie.
Ma réconciliation étant faîte, je pris donc rapidement l’habitude d’effectuer une prière par jour et chaque fois je demandais au seigneur de me guérir et à quel point je serais reconnaissant s’il m’aidait, etc. À travers ces prières, non seulement je me sentais moins seul mais c’était aussi un premier outil sérieux de remise en question de mon ancien mode de vie. L’humilité que j’affichais dans ces prières avait en plus l’avantage indéniable d’ouvrir mon esprit vers le changement.
Évidemment, je restais lucide sur les chances que ces prières agissent réellement sur ma santé mais je voulais y croire car je savais que cela était au moins bon pour mon morale. De plus, je n’avais rien d’autre à cette époque pour me permettre d’espérer une guérison ni aucune personne pour discuter de tout ce qui mijotait dans mes pensées.
Je devins donc ami avec Dieu et cela m’aida à mieux accepter la mort inévitable qui semblait se présenter sur mon chemin. À l’intérieur de moi, j’étais prêt à saisir le moindre espoir d’une guérison qui pouvait se présenter sur mon chemin.
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