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Ma jeunesse
Né en Juin 1983, je suis venu au monde en bonne santé. Aussi loin que je me souvienne, je n'ai eu aucun problème de santé important durant ma jeunesse, si bien que la première fois de ma vie où j'ai reçu des médicaments fut à l'âge de dix-sept ans... mais nous y reviendrons.
À la petite école, je n'allais à peu près jamais voir le médecin et jamais je n'ai visité l'hôpital pour un problème infectieux ou d'autres genres. En me comparant aux autres jeunes, je dirais que j'étais un jeune solide, et plus énergique que la moyenne. Je me démarquais par une énergie vive et un état d'esprit allumé en tout temps.
À cette époque, tout ce que je faisais, je le réunissais avec grand succès, autant à l'école que dans les sports que je pratiquais : natation, judo et soccer en autres. J'avais beaucoup d'énergie, je me sentais bien dans mon corps. Je semblais fait fort naturellement. Je me comparais aux autres, comme tous les enfants doivent le faire, et je trouvais que mon corps était très performant, capable de bien gérer les excès de sucres ou de gâteries. Cette constatation un peu hâtive m'a rapidement poussé à commettre de nombreux excès alimentaires car je me suis mis à me croire capable de les gérer sans en ressentir d'effet néfaste à long terme. Il faut dire que jamais je n'ai senti de réels symptômes désagréables malgré tous les excès que je commettais jour après jour.
Mes parents étaient tous les deux fumeurs et ce, depuis bien avant le jour de ma naissance. Dans les années 80, la conscientisation sur les impacts néfastes de la cigarette n'avait pas encore fait son bout de chemin. Je me souviens que lorsque j'étais très jeune, je me levais le matin sachant que mes parents étaient debouts car je pouvais sentir leur cigarette brûler. Je me souviens que le cendrier était sur la table souvent lorsque je mangeais et que j'attrapais la fumée au vol directement par les narines. Cela semblait sans le moindre effet sur mon corps et je n'y portais pas tellement d'attention.
Vers l'âge de huit ou neuf ans, j'ai commencé à sentir certains malaises lors de l'élimination à la selle, comme si j'avais du mal à éliminer tellement c'était toxique, un sentiment de mort s'emparait alors de moi et c'était très désagréable. Par contre, après l'élimination, je me sentais mieux, même excessivement bien et léger. Ce genre d'épisodes arrivait au maximum deux
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Très jeune, j'étais blond avec les yeux d'un bleu clair |
fois par années, et je n'aimais vraiment pas ça. Je tentais d'ailleurs alors de retenir ces éliminations tellement elles m'étaient désagréables... Je ne comprenais pas que c'était dans ces moments douloureux que mon corps s'éveillait subitement pour éliminer les toxiques déjà accumulées et que, si elles demeuraient en moi, ces toxines allaient dénaturer mes tissus. J'étais bien loin de comprendre que les excès alimentaires que je commettais alors et que l'effet de la fumée secondaire sur ma vie pouvait prédisposer mon corps aux troubles graves que j'allais connaître plus tard.
C'est fou ce que les temps ont changé entre les années 80 et le milieu des années 90. D'une époque sans soucis, où tout le monde buvait des boissons gazeuses avec pleine dose de sucre, des grignotines avec pleine dose de gras trans et fréquentais des lieux publiques avec une pleine dose de cigarette, etc. nous sommes passé tranquillement à un monde beaucoup plus prudent à l'égard de ces diverses sources de pollution du corps. Mais il ne faudrait surtout pas oublier que beaucoup de gens ont pourtant vu le jour entre les années 70 et les années 90 et que cette génération fut exposée à un monde dans lequel les parents ignoraient que ces choses étaient très dangereuses pour la santé. Encore il n'y pas si longtemps, les gens avait le droit de fumer dans les Hôpitaux ! Cela vous donne une idée du niveau d'ignorance face aux risques pour la santé de ces comportements lorsque je suis venu au monde.
Ainsi, ma famille et moi n'étions pas hors du standard véhiculé à l'époque et notre alimentation n'était sans doute pas pire que celle des autres familles qui considéraient qu'un hot-dog est un composant d'un repas complet. Je peux dire que nous avons vécu durant ces années de ma jeunesse en mangeant beaucoup de pain, de pâtes, de sucre, de charcuteries et de gras trans ; la majorité des gens en faisaient autant.
Le plus grand problème, qui semble avoir distingué le dénouement de ma vie de celui des autres, est le fait que j'avais en plus la fâcheuse tendance à pousser systématiquement mon corps aux excès ; tendance que je crois aujourd'hui associée à de nombreux cas de développement de maladies graves. L'effet cumulatif d'une vie d'excès, voilà qui est typique de certaines personnalités et en ce sens, même si deux personnes sont placées dans un même contexte, la tendance de chacun à exiger plus ou moins de son corps, engendre une réaction différente de chaque personne par rapport au milieu de vie ou bien à l'alimentation. Ces notions sont si importantes mais si peu quantifiables qu'il est difficile d'en instaurer une science solide, malgré tout, elles sont dignes d'intérêts.
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À la fin de ma 6e année, j'avais à peine 11 ans. |
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Je me souviens le matin, je me levais avec mon frère aîné. À nous deux, nous étions capables de manger un pain au complet, donc environ dix tranches chaque. J'avais une faim immense et les déjeuners commerciaux n'arrivaient jamais à me rassasier. Si j'avais alors compris que le manque de protéines dans le pain et céréales commerciales poussait mon corps à manger d'avantage pour obtenir les nutriments dont il ressentait le besoin, j'aurais pu comprendre les raisons profondes qui me conduisaient systématiquement à de tels excès. Je ne comprenais pas non plus le fait essentiel
que la nourriture fournis au corps le matériel de réparation et d'entretiens dont nous avons besoin chaque jour pour entretenir nous tissus. Je croyais, et j'agissais en ce sens, que la nourriture n'était qu'un carburant et que peu importe sa source, mon corps allait s'arranger pour que tout soit correct. C'est ainsi que je sautais de nombreux repas et que j'en remplaçais aussi plusieurs par la consommation de grignotines ou de produits sucrés en tout genre.
Malgré tout, je me sentais en pleine forme et je performais si bien dans les sports que je ne pouvais pas soupçonné que j'étais en train d'installer des troubles qui allaient s'empiler et me causer de très grands torts bien des années plus tard. Je n'avais pas encore déséquilibrer mon corps d'une façon significative à ce moment et contrairement à bien des jeunes d'aujourd'hui, j'affichais des facultés bien aiguisées ainsi qu'une énergie immense.
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